Ci-dessous la répartition en 1998 en Cisjordanie (sans Jérusalem-Est) :
| Districts des colonies | Population au 06/1998 | ||
| Ma'aleh Adumim | 22 060 | Oranit | 4 266 |
| Région de Binyamin | 21 480 | Immanuel | 3 716 |
| Shomron | 15 327 | Beit El | 3 594 |
| Ariel | 15 034 | Monts d'Hébron | 3 314 |
| Betar | 10 507 | Vallée du Jourdain | 3 152 |
| Givat Ze'ev | 9 606 | Elkanah | 3 113 |
| Kiryat Sefer | 9 114 | Kedumim | 2 571 |
| Gush Etzion | 8 013 | Bet Aryeh | 2 167 |
| Gush Katif | 6 166 | Ma'aleh Efraim | 1 608 |
| Efrat | 6 116 | Har Adar | 1 452 |
| Kiryat Arba | 5 584 | Megilot | 869 |
| Karnei Shomron | 5 565 | Hébron | 480 |
| Alfei Menasheh | 4 465 | ||
| Total | 169 339 |
Source : Ha'aretz, 1998.
En fait, au delà des territoires occupés par les constructions des colonies, ce sont des étendues de terres entières qui sont confisquées par Israël. 50 % des terres de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont donc officiellement israéliennes, dites "étatiques", bien que n'ayant pas été annexées.
Autre effet d'une politique qui suit une logique de segrégation, la mise en place progressive de routes dites "de contournement" (bypass roads) réservées aux colons et qui leur permet de rejoindre leur habitations sans traverser ou rencontrer des villages arabes.
La dépossession concerne d'autres domaines tel que celui des réserves d'eau. En
effet, plus de 60 % de l'eau extraite en Cisjordanie est réacheminée vers Israël ou
réservée aux colons, alors que ceux-ci représentent une fraction encore négligeable de
la population cisjordanienne.
Il existe 59 camps de réfugiés
palestiniens répartis en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Syrie, au Liban et en
Jordanie.
Les chiffres cités datent de 1997, la
forte natalité dans les camps permet de supposer une augmentation sensible de l'ensemble
de la population des réfugiés à 3,6 millions fin 1999.
Les réfugiés sont issus de deux vagues d'exode successives. La première et la plus importante, en 1948, lors des combats et massacres de la première guerre israélo-arabe (voir page histoire). La seconde en 1967 lors de l'invasion de la Cisjordanie par l'Etat hébreu. Aucun d'entre eux n'a été indemnisé par Israël de la spoliation de ses biens, le droit de retour est par ailleurs toujours refusé. De nombreuses résolutions de l'ONU depuis décembre 1948 affirment leur droit au retour ou le dédommagement pour ceux qui ne souhaitent pas revenir.