La Guerre du Liban(Ghazo Lubnan)

Israël s'engage pourtant dans une nouvelle guerre qui change la donne au Moyen-Orient. Après une première percée israélienne au Liban qui crée un front dit « de sécurité » en 1978, est déclenché en 1982 la guerre du Liban, véritable campagne de conquête qui débouche sur Beyrouth. Accompagné du bombardement de tout le sud du pays, la guerre fait, selon les sources, entre 10 000 et 30 000 morts.
Le conflit peut en grande partie être mis sur le compte du général israélien Ariel Sharon, connu pour ses idées d'extrême-droite, peu soucieux des vies humaines et des ordres de son gouvernement. Dès janvier 1982, Ariel Sharon informe le dirigeant des milices libanaises phalangistes d'extrême-droite, Bechir Geyamel, de son intention d'envoyer Tsahal « nettoyer » Beyrouth de l'OLP. Le premier ministre Begin soutient une offensive destiné à se débarrasser des « bipèdes » palestiniens, même s'il n'est que partiellement tenu au courant des véritables objectifs de Sharon.
Si l'OLP est effectivement contrainte de quitter son quartier général sous la protection d'un contingent international composé d'Américains, de Français et de Britanniques, la tentative de mettre à la tête de l'Etat libanais un pouvoir qui soit lié à Israël échoue. En effet, après l'assassinat de Bechir Geyamel, son frère Amine devenu président préfère les garanties syriennes au rapprochement israélien.

Mais un événement retentissant marque un tournant de l'opinion internationale et même des Israéliens eux-mêmes sur les desseins de cette guerre. En septembre 1982, un massacre à Sabra et Chatila, des camps de réfugiés palestiniens, est opéré par les phalangistes sous la protection de l'armée israélienne. Plus de 1000 personnes y sont massacrées. Sous les pressions des nations occidentales, Israël doit faire marche arrière.
Un contingent international remplace les troupes israéliennes pour un temps, avant de se retirer après une série d'attentats faisant chez les soldats américains et français des centaines de morts.

L'OLP est partie pour Tunis, bien loin de Gaza et de la Cisjordanie occupés par Israël. Le gouvernement israélien d'alternance, entre Pérès et Shamir, tente de relancer avec Hussein l'"option jordanienne", qui prévoit une rétrocession de la Cisjordanie à la Jordanie, mais Shamir s'y oppose.

Bibliographie : L'Histoire N°212 ; Encyclopédie Larousse ; Exposés du CLT, N°2, 58, 67 ; Une terre deux fois promise Israël-Palestine, William Karel, Laurent Rucker.

Source d'informations: http://www.ksurf.net/~biladi